L’inventeur belge du microscope non-grossissant s’estime spolié du prix Nobel de chimie 2014

L’inventeur du microscope qui ne grossit pas aurait bien mérité un prix Nobel.

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Un chercheur bruxellois de l’Institut Belge de Microscopie (IBM) ne décolère pas. Alors que le prix Nobel de chimie 2014 vient d’être décerné à Eric Betzig (USA), William E. Moerner (USA) et Stefan W. Hell (Allemagne) pour le développement de la microscopie à fluorescence à très haute résolution, Antonin Finiman-Petit, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Petite Nature, s’estime spolié et regrette d’avoir été oublié par le prix Nobel malgré ses travaux pionniers sur la microscopie non-grossissante : « je le répète depuis plus de 40 ans, le problème récurrent de la micros-copie actuelle, qu’elle soit optique ou électronique, est qu’elle dénature les choses en montrant les objets beaucoup plus grands qu’ils ne le sont en réalité ! On ne reconnaît alors plus rien : regardez une baleine ou une montagne au microscope, ou même un être humain, vous ne saurez même pas à quoi appartient ce que vous observez. C’est un défaut énorme de la microscopie, que nous n’avons résolu que très récemment en inventant la microscopie non-grossissante, qui permet d’observer les choses à leur taille réelle. Vous regardez une baleine, vous voyez une baleine. Par cette méthode vous pouvez même reconnaitre les bactéries, car vous ne les voyez pas. Même si l’appareillage est actuellement très onéreux, cette invention aurait quand même bien mérité un prix Nobel ». Autre scientifique à s’être sentie lésée lors de l’attribution du prix Nobel : Mme Conchita Almeida, chercheuse à Lisbonne. Mme Almeida a en effet inventé le microscope à balayage, qui permet aux femmes de ménage du monde entier de mieux détecter la poussière dans les coins.

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