L’analyse de son génome révèle 50% d’ADN d’origine féminine : Donald Trump crie au complot et à la manipulation

Premier éclat post-électoral dans l’entourage de Donald Trump : alors que le séquençage de son génome vient d’être réalisé par le laboratoire de Génomique de la Maison-Blanche, une procédure classique pour s’assurer de manière officielle que l’ADN du futur président ne concorde pas avec un profil génétique de criminel présent dans les banques de données du FBI, la publication des résultats a suscité un certain émoi chez le futur président des USA. L’annonce du fait que son génome serait constitué à 50% d’ADN d’origine féminine a fait plus particulièrement sortir le futur président de ses gonds, le faisant crier à la machination en accusant ses ennemis de vouloir le faire passer pour une « gonzesse » et une « tafiole ».

Une moitié de génome d’origine féminine

Malgré les accusations, le Professeur Abdou Bleliss, directeur du laboratoire de Génomique de la Maison-Blanche, a assuré au futur président et aux journalistes que les données étaient fiables. « Il n’y a aucun doute sur notre analyse, qui a été contrôlée selon les règles de l’art, a indiqué le Professeur Bleliss. Nous pouvons exclure toute contamination. Les résultats sont clairs, une moitié de l’ADN de Monsieur Trump est bien d’origine féminine, ce qui n’est pas forcément étonnant en soi. Il a dû obtenir la moitié de ses chromosomes d’une femme, probablement de sa mère ».

Un chromosome X avec de nombreux gènes d’intelligence inactivés

Selon le directeur du laboratoire de Génomique, le chromosome X d’origine maternelle trouvé chez le futur président possède néanmoins une structure particulière. « Les hommes et les femmes ont des chromosomes sexuels, a expliqué Bleliss, les femmes deux chromosomes X et les hommes un chromosome X et un chromosome Y. Le chromosome Y est un chromosome rabougri exclusivement masculin qui ne contient que très peu de gènes, presque exclusivement impliqués dans la fertilité mâle. Le chromosome X au contraire contient de nombreux gènes, dont une grande partie est impliquée dans l’intelligence. De manière assez étonnante, nous avons observé que sur le chromosome X de Monsieur Trump, la grande majorité de ces gènes d’intelligence sont défectueux ou inactivés. Il nous reste à comprendre les conséquences fonctionnelles de ce massacre génétique, mais de nombreux traits de caractère de Monsieur Trump pourraient s’expliquer ainsi ».

Trump : « je sais que j’ai deux chromosomes Y »

Donald Trump a de son côté refusé d’admettre que son génome puisse contenir de l’ADN féminin. « Je n’ai pas hérité d’ADN de ma mère, a indiqué le futur président. C’est une femme, elle n’a donc pas d’ADN ! Je n’ai pas de foutu chromosome X féminin, je suis un vrai super-mâle et pas une tapette, je sais que j’ai deux chromosomes Y, comme tous les vrais mecs ». Selon les spécialistes, la présence de deux chromosomes Y en absence de X n’est normalement pas compatible avec la vie, particulièrement en raison de l’absence de développement du cerveau.

Publicités

Vol MH370 de la Malaysia Airlines: l’ADN du flaperon retrouvé sur l’île de La Réunion est bien identique à celui de l’avion disparu

flap

La génomique française a permis de résoudre un des plus grands mystères de l’aviation civile.

La génomique en a amené la certitude : le flaperon retrouvé sur l’île de La Réunion appartient bien au vol MH370 de la Malaysia Airlines, le Boeing 777 disparu avec ses 239 passagers et membres d’équipage le 8 mars 2014. « L’apport des compétences françaises dans le domaine de l’analyse de l’ADN à grande échelle a été prépondérant pour acquérir cette certitude, a indiqué le Professeur Jean Wissenbock, directeur du Centre National Français de Génomique des Avions (CNFGA). Nous avons démontré que l’ADN du flaperon retrouvé sur l’île de La Réunion est bien identique à celui de l’avion du vol MH370, dont un échantillon prélevé avant la mise en service de l’appareil nous a été envoyé par la Malaysia Airlines. Nous sommes bien entendu désolé pour les parents des victimes, mais notre analyse démontre sans l’ombre d’un doute que l’avion s’est bien abimé dans l’Océan Indien ».

Comme l’a indiqué le Professeur Wissenbock, les scientifiques français ne se sont pas contentés d’effectuer comme souvent une analyse d’empreinte génétique de type « microsatellites », qui utilise le nombre variable de copies de séquences répétées pour différencier les profils génétiques individuels d’avions. Dans ce cas particulier, pour exclure la moindre d’erreur, c’est bien le génome complet du flaperon qui a été séquencé et comparé à l’ADN de référence du vol MH370. « Il n’y a aucun doute possible, a confirmé Weissenbock, pionnier de la génétique moléculaire des avions, la séquence des deux génomes est quasi-identique, cela ne peut en aucun cas être dû au hasard. Notre analyse démontre que nous avons bien séquencé le génome d’un flaperon du vol MH370 ».

Selon Wissenbock, les différences mineures décelées dans l’ADN du flaperon par rapport à celui de l’appareil de référence pourraient s’expliquer par le séjour prolongé du fragment d’aile dans l’eau, ou par les fréquents vols en altitude, qui sont connus pour induire des dimères de pyrimidines et des mutations somatiques dans l’ADN des avions par une surexposition aux rayonnements ultraviolets. « Je serai plus circonspect si nous avions dû analyser l’ADN de pneus ou de sièges d’avions, qui sont souvent changés et dont il est parfois difficile de retracer l’origine évolutive, a indiqué Wissenbock. Ces pièces peuvent même être échangées entre avions, un phénomène appelé transfert horizontal qui peut induire des erreurs d’identification. Le flaperon est plus rarement remplacé, c’est un organe de l’avion que nous utilisons souvent pour identifier les espèces d’avions et pour étudier les relations phylogénétiques entre les appareils. Il n’y a donc aucun doute sur nos conclusions ».

A noter néanmoins que les premières analyses avaient indiqué que le flaperon provenait non pas d’un avion mais d’un mollusque –une conclusion erronée due à une contamination par l’ADN des coquillages fixés au fragment d’aile.